Comment on s’est improvisé graphistes

graphisme

Une question qu’on nous pose souvent quand on montre notre site à des nouvelles connaissances c’est  “wahou mais vous payez un graphiste?”. “Hehe, bah non, c’est moi, et ouais j’ai du talent je sais,  que veux-tu le sens artistique tout ça on l’a ou on l’a pas.”

Bon, non pas du tout. Même si globalement les retours sont plutôt positifs, clairement aujourd’hui si on me donnait un petit jackpot, ça ferait pas un pli, on embaucherait un-e graphiste. Et oui parce que un graphiste c’est quand même 10 niveaux au-dessus de ce que j’arrive à faire, parce que lui/elle c’est son métier, voire il a fait des études pour alors forcément, y a pas compèt. Parce que c’est leur boulot ils peuvent créer une identité visuelle pour une marque qui sera belle et bien en phase avec le message.

Mais, comme on a décidé de se lancer dans le e-commerce avec un petit budget, et bah forcément, il y a plein de chose qu’on a du faire nous-mêmes et le graphisme du site en fait partie. Et alors quand on n’y connait rien à la base (non, Paint sur Windows ça ne compte pas), c’est un peu compliqué. Mais après de bonnes heures passées à débusquer des infos sur internet, il est possible d’arriver à se débrouiller tout seul pour un résultat pas trop mal.

Alors je vais te faire gagner du temps, voici du haut de ma grande expérience, des conseils et ressources si toi aussi tu veux te lancer dans le graphisme pour un blog, un e-commerce ou te faire plaisir.

  • Il te faut un logiciel de graphisme

Et oui c’est la base. Bien sûr tu connais déjà les mastodontes du domaine: Photoshop et Illustrator. Mais le problème c’est qu’ils coutent un bras et même une fois achetés, il va falloir apprendre à s’en servir et là je dis bon courage! Si tu n’as pas envie de faire du graphisme ou de la retouche photo à haut niveau mais juste des bannières pour ton blog ou des belles photos produits, tu peux t’en passer.

Il existe un logiciel gratuit GIMP, sorte de Photoshop like, dont l’utilisation pour des fonctions basiques est plutôt simple. Je l’utilise personnellement pour la fonction détourage des objets: c’est-à-dire quand j’ai un objet sur un fond et que je ne veux garder que l’objet pour mon image. La manipulation n’est pas trop complexe et s’avère fort utile si tu veux avoir des photos produits sans aucun fond sauf celui de ton site web. Voici un lien vers un site qui explique très bien comment faire.

Mais personnellement, le logiciel que j’utilise constamment, c’est Artrage. Très intuitif, et si besoin on peut recourir au manuel détaillé, il permet de faire un sacré paquets de choses très facilement.

Artrage

Le logiciel est disponible en téléchargement gratuit pour Windows et Mac, mais pour ma part je l’ai découvert en achetant une tablette graphique. Ce qui nous amène d’ailleurs au point suivant.

  • La tablette graphique c’est mieux mais pas indispensable

En me lançant dans l’aventure du graphisme du site, j’ai opté pour l’achat d’une tablette graphique d’occasion trouvée pour une trentaine d’euros sur internet: la Wacom Intuos Creative Pen & Touch. C’est une tablette de taille moyenne que j’ai choisi pour son positionnement milieu de gamme amplement suffisant. Est-ce qu’elle m’est en fait très utile? C’est parce qu’il était fourni avec que j’ai découvert le logiciel Artarge et sans lui, je ne pourrais quasiment rien faire sur le site, comme je vous le disais avant. Cependant la tablette en elle-même n’est pas indispensable si vous ne comptez pas dessiner vous-même. Pour assembler des éléments déjà existants comme des photos, des icônes et des textes, une simple souris suffit. C’est évidemment plus fluide avec le stylet mais entièrement faisable sans.

  • Les banques de données

Et oui, pas vraiment besoin d’être un as du pinceau pour faire de jolis visuels car il y a pleins d’éléments tout prêts à disposition. Que ce soit des images, des polices ou des icônes, on peut en trouver des milliers sur différents sites internet. Mais attention aux droits! Qu’ils soient gratuits ou payants, si tu veux les utiliser vérifie bien quelles fins sont autorisées: si c’est uniquement personnel, tu ne pourras pas le mettre sur ton e-commerce, et si c’est commercial il peut y avoir des petits subtilités sur l’utilisation. Il faut donc bien lire le texte en toutes petites lettres.

Voici la liste des sites que j’ai l’habitue d’utiliser:

  • Superdevresources : un site qui propose régulièrement des éléments gratuits
  • Creativemarket.com : ici la plupart des éléments sont payants mais certains à petits prix et souvent avec la licence commerciale incluse
  • Unsplash.com : une banque de données de photos libres de droits plutôt magnifiques
  • Fotolia : une autre banque de données de photos, payantes cette fois
  • Istock: autre banque de données photo payantes

Et voila comment en seulement 2 minutes on peut avoir une bonne base de travail:

Oui alors bien sûr c’est un début, après il faudrait changer le texte en image et travailler à la gomme pour donner une texture granuleuse par exemple, qui laisserait ressortir par endroit le texte. Et ça serait bien plus stylé! Et on peut même en faire une affiche, comme celle qu’on voit partout sur Pinterest et autre, en deux temps trois mouvements et pour juste le cout de l’impression. Plutôt pas mal, hein? Et en plus si t’as du talent, ça peut être plus beau!

  • Et enfin, il faut être prêt à recommencer et recommencer et encore recommencer

Bon malgré tout ça, le coup de main ça ne s’improvise pas et forcément au début, on fais des choses pas jolies jolies. Mais on en est super fier parce que la veille on aurait pas pensé pouvoir y arriver. Sauf qu’un mois plus tard, après avoir bien progressé on regarde ses créations avec un tout petit peu plus d’expertise et là on a envie de tout jeter à la poubelle et de tout refaire! Par exemple depuis le début du site, le logo de Natifs a du subir à peu près une dizaine de transformation, de la plus petite à la plus radicale. Et quand on change un logo, ça a des répercussions sur le style du magasin car pour essayer de donner une image cohérente, il faut que tout fonctionne ensemble. Alors ça veut dire de nouvelles heures passées à revoir les couleurs… Si on ajoute à ça le temps dédié à prendre en main le logiciel, il faut s’armer de patience. Mais aujourd’hui on est plutôt fiers du résultat même si me connaissant, dans 2 mois je me dirais qu’on peut encore faire mieux.

J’espère que cet article vous aura donné envie de vous lancer. En plus, croyez-moi, on y prend vraiment vite goût!

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