Voyage au Japon: cuisine, shopping et bilan

bilan de notre voyage au Japon, astuces et adresses cuisine et shopping

Après ces 15 jours passés au Japon, on fait un bilan pratique sur notre voyage. Comment ça s’est passé côté nourriture, est-ce qu’on a été conquis? Est-ce que moi la végétalienne j’ai pu survivre (comme j’écris cet article, tu as normalement un sérieux indice)? Qu’est-ce qu’on a rapporté dans nos valises pour nous, nos amis et nos proches? Et surtout au final, est-ce que c’était un bon voyage, de ceux qu’on a envie de faire partager aux autres? On vous dit tout et en cadeau on vous offre un résumé vidéo, et quelques astuces et adresses testées et approuvées!

voyage au japon

QU’EST-CE QU’ON MANGE AU JAPON ?

La cuisine japonaise est très variée alors si tu es omnivore, tu vas vraiment avoir le choix. On retrouve généralement toujours un de ces 3 éléments dans les repas japonais: le riz, les nouilles et le thé. Pour ce qui est des nouilles il y a le choix entre les soba faites à partir de sarrasin, les udon à la farine de blé et les somen de farine de froment. Elles se mangent en soupe ou comme des pâtes chaudes ou froides (il y a peut-être un japonais lisant ces lignes qui s’étrangle en voyant ma comparaison mais c’est ce que j’ai trouvé de plus pratique!). Et il existe tout un tas de petit restau où avaler à la va-vite son bol de nouilles (toujours en faisant beaucoup de bruit pour montrer que l’on apprécie) après l’avoir commander sur une machine. Pratique quand on a peu de temps et c’est aussi économique.

Les produits de la mer sont aussi très présents. Ca passe bien sûr par les célèbres sushi et sashimi, mais aussi par des choses plus inattendues comme des plats à base d’anguille, des boulettes fourrées à la pieuvre (spécialité d’Osaka) ou encore des huitres cuites au barbecue. Oui, je répète, des huitres cuites. Je te laisse tenter l’expérience si ça te dit mais pour la petite histoire, à l’époque où j’en mangeais encore, j’avais pu gouter ce met au Brésil et j’en avais fait des cauchemars toute la nuit tellement ça m’avait dégouté. Une histoire d’huitres géantes qui attaquaient la Terre et c’était pas joli à voir. Mais si tu te sens l’âme d’un aventurier culinaire…
On retrouve également beaucoup d’algues dans la préparation des plats ou encore des flocons de bonite séchés. Ils se présentent comme des sortes de paillettes et c’est en fait un poisson, cousin du thon, dont on se sert dans les bouillons ou qui est saupoudré au-dessus des plats. 

Et au-delà des recettes, ce qui frappe au Japon, c’est la présentation. Chaque assiette est un petit raffinement esthétique. Tous les éléments semblent avoir une place spécifique étudiée pour créer l’assiette parfaite, bien équilibrée et appétissante. 

ET SI ON EST VEGETARIEN / VEGETALIEN  ?

Alors déjà, je te conseille d’apprendre ça par coeur ou de l’avoir toujours avec toi:
– je ne mange pas de viande: watashi wa niku
– je ne mange pas d’oeuf: watashi wa tamago
– je ne mange pas de produits laitiers: watashi wa nyu seihin
– je ne mange pas de poisson: watashi wa sakana
Au moins comme ça il est possible de communiquer un peu avec les serveurs et serveuses. 

Mais malgré ces éléments de langage, il n’est pas toujours évident de trouver de quoi se nourrir en respectant ces convictions. Pourtant, à la base, les japonais ne mangeaient pas de viande. Ce n’est qu’au XIXe siècle qu’ils s’y sont mis, lorsque l’empereur Meiji a ouvert le pays et s’est mis à promouvoir la cuisine occidentale. Depuis la viande a même dépassé le poisson, pourtant aliment traditionnel. Entre les années 1960 et 2000, sa consommation a augmenté de 400 %. 

Heureusement, le tofu est là! C’est un autre grande spécialité japonaise. Il y a même des restaurants qui le cuisinent de tout un tas de façons. Plus largement le soja est également très présent. Et le plus incongru et bon qu’on ait gouté, c’est à Kyoto où nous avons dégusté une fondue de lait de soja. Le principe est simple, dans une grande casserole à fond plat, on fait cuire du lait de soja jusqu’a ce qu’une peau se forme à sa surface (comme pour le lait de vache). Et ensuite avec un petit baton, on vient délicatement enlever cette peau, on la plonge dans une sauce et on la mange. Et c’est incroyablement bon! On dirait une sorte de fromage. Voici l’emplacement du restaurant. 
Il y a également des brochettes de tofu en plus des brochettes de légumes dans les restaurants yakitori. Donc ne vous privez pas d’y aller. Nos préférés, parce que complètement pittoresques, sont à Tokyo dans la ruelle Omoide Yokocho du quartier de Shinjuku. Peut-être un peu plus cher que la moyenne mais vraiment à voir.

voyage au japon manger végétarien

De la même façon, dans les restaurants de sushi, il est souvent possible de trouver des options végétariennes ou vegan. Nous sommes d’ailleurs allé deux fois dans ce restau automatisé à Tokyo, où l’on commande sur une tablette et où un tapis roulant vous apporte le tout, parce que j’avais adoré leur sushi d’aubergines marinées. Ami végétarien, il y en a aussi à l’omelette.

 Par contre pour ce qui est des soupes de nouilles, même si on peut la demander sans viande à l’intérieur, je n ‘ai pas réussi à en trouver sans bouillon à base de porc.

Les restaurants de tempura sont également une chouette possibilité pour les végétariens. Je ne peux pas m’engager pour les végétaliens car même s’il est tout à fait possible de faire de la pâte de tempura sans oeuf, je ne suis pas sûre que ce soit la technique qui y soit employée. 

Les Lawson et autres konbini, ces petits magasins vendant de tout et ouverts 24h sur 24 que l’on trouve partout à travers le Japon, proposent quelques snack à emporter vegan. Comme les triangles de riz gluant fourrés aux fèves et sésame. Attention à bien évité ceux à la bonite. Enfin si tu y arrives…

Parce que c’est un peu là le problème. Parfois, même si on essaye, si on a bien regardé ce qu’on allait commander pour essayer d’évaluer si ça contient un aliment que l’on ne veut pas et bien soit on ne peut rien manger, soit on se trompe, soit on n’est même pas sûr. Il n’est pas toujours possible de pouvoir demander à quelqu’un la composition, les étiquettes sont parfois seulement en japonais, il arrive que ton interlocuteur ne comprenne pas les phrases magiques qu’on a vu plus haut quand tu les prononces avec ton joli accent français ou juste qu’il n’y ait aucune option végétalienne disponible. Alors oui il m’est arrivé de croquer dans quelque chose et de le recracher en me rendant compte qu’il y avait en fait du poisson, ou même de finalement me rabattre sur une option seulement “végétarienne” parce que j’en avais assez des triangles de riz du Seven Eleven et qu’après s’être fait refoulé de deux restau soigneusement sélectionnés, je n’avais pas la force de me refaire un tour de la ville. 

En résumé, il y a donc des options possibles quand on est végétalien mais il peut parfois être compliqué de les trouver. Les végétariens par contre devraient pouvoir s’en sortir sans problème. 

ET IL N’Y A PAS DE DESSERT ALORS  ?

Mais comment ça ! Je sais que le guide du Routard se montre très pessimiste sur le sujet mais il ne faut pas exagérer. Certes on ne peut pas du tout comparer avec la France et ses patisseries (mais est-ce qu’il existe un pays qui peut vraiment prétendre se positionner sur le même créneau? ), mais il y a quand même de quoi bien apaiser ses envies sucrées. 

Ami végétalien, à toi l’orgie de mochi, ce petit gateau fait à base de riz et de haricots rouges. Je crois que j’aurais pu en manger sans m’arrêter. Enfin si, juste le temps d’engloutir une glace vegan au lait de soja! Et pour toi le végétarien ou l’omnivore, fonce au konbini le plus proche et jette toi sur le “melon bread”: une sorte de brioche à l’intérieur tout doux et à l’extérieur croustillant. Dans certaines villes, on peut même trouver des stands où l’on sert une boule de glace dans ce pain. 
Et enfin, il y a aussi la fameuse glace au thé vert. 

voyage au japon

QU’EST-CE QU’ON RAMENE DU JAPON ? 

Je crois que la question se pose en fait dans un autre sens. C’est plutôt, comment je vais faire rentrer tout ce que j’ai acheté dans ma valise? Parce que niveau souvenirs typiques à s’offrir ou à rapporter à ses amis et sa famille, le choix est immense! On a le choix entre le traditionnel avec les baguettes, le saké, le kimono, les estampes, les furoshiki (tissu qui sert de papier cadeau), les éventails, les masques, les poupées kokeshi, le vin de pêche, les bento, ou les statuettes de chat maneki-neko porte-bonheur. Pour les fans d’anime, à vous les figurines Dragon Ball, One Piece et autres. Il y en a des immeubles remplis alors vous devriez pouvoir trouver votre bonheur. Il y a aussi bien évidemment les manga, en version original. Côté gaming, rendez-vous chez Super Potato à Tokyo pour retrouver toutes les anciennes consoles et cartouches des jeux vidéos de votre enfance. Pour les beauty-addict, partez à la découverte des rayons cosmétiques roses poudrés et laissez-vous tenter par les papiers matifiants, les tatouages pour sourcils ou les mascaras à l’emballage pailleté. Même côté shopping dans les magasins de vêtements on a le choix entre des vêtements au style hipster pointu ou des t-shirt, guêtres et jupes complètement kawaï. 

 

souvenirs ramenés de notre voyage au japon 

Je crois qu’on avait jamais ramené autant de souvenirs à tout le monde, mais on voulait absolument partager un peu de ce joli voyage. Et pour nous, on a craqué pour ce tissu imprimé avec le très connu motif de la vague (il appartient à la série des 36 vues du Mont Fuji de Katsushika Hokusai) et cette petite poupée qui est venue rejoindre ses homologues sud-africaines et mongoles. 

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ET AU FINAL CA NOUS   A PLU LE JAPON ?

Oui! Je ne peux pas faire plus clair et simple. C’est un grand oui. Est-ce que c’était comme on se l’imaginait? Exactement. C’était vraiment parfaitement ce qu’on avait en tête. Un mélange de traditions et de modernité, de simplicité et de démesure, de familiarité et d’incompréhension. Le Japon fut un voyage magnifique, qui ne nous a jamais déçu et une destination que l’on aimerait encore mieux connaître. On y retournera certainement pour explorer le sud ouest du pays ou l’archipel de Ryūkyū, ou encore escalader le mont Fuji que l’on a entre-aperçu par les fenêtres du Shinkansen, le TGV local.  

 La langue n’a jamais été vraiment un problème, à part pour la nourriture. Toutes les directions dans les gares et les trains sont toujours affichées en anglais. Et la plupart des japonais à qui nous avons demandé notre chemin dans la rue, parlaient plus ou moins anglais. On a juste eu des petites surprises parfois, avec des gens qui nous envoyaient à des endroits complètement erronés et on a comme eu l’impression que le japonais n’aime pas dire qu’il ne sait pas ou qu’il n’a pas compris. Nous avons toujours été extrêmement bien reçu. Et on a été sacrément impressionné par la propreté générale. Il est clairement possible de jouer “au premier qui trouve un papier qui traine” dans la rue et d’attendre longtemps avant que quelqu’un ne pointe quelque chose du doigt. Et c’est d’autant plus incroyable qu’il n’y a pas une seule poubelle dehors, à part celles destinées aux canettes achetées dans les distributeurs. Je me suis d’ailleurs demandé si tous les japonais avaient sur eux un mini-sac à poubelle ou si en fait ils ne produisaient pas de déchets dès qu’ils étaient dans la rue ?

Cette propreté incroyable, ce fut d’ailleurs le point de départ d’une discussion avec un tokyoïte dans un bar un soir. Il se disait horripilé par le côté aseptisé du Japon et assimilait la saleté à la vie. Au delà de ces considérations philisophico-hygiéniste, on a pu avoir son avis sur le modèle de travail japonais, est-ce que c’est comme on se le représente: un respect inébranlable de la hiérarchie, des journées qui n’en finissent pas et une vie dédiée à faire prospérer une entreprise? Selon lui, ce n’est plus le cas depuis quelques années déjà. Le marché du travail s’occidentaliserait et les nouvelles générations ne s’investiraient plus comme avant dans une compagnie sachant qu’elles peuvent être licenciées très rapidement. “Stupeur et tremblements” ne seraient donc plus vraiment d’actualité. 

Et pour finir sur la propreté, quelque chose dont on a pas encore parlé mais que je vous conseille vivement de faire, ce sont les onsen, ces bains chauds publiques. On en trouve en extérieur, mais certains ryokan (auberge traditionnelle) et capsule hotel en propose également dans leur salle de bain, commune elle aussi. Et oui, pas de pudeur dans la douche! On se lave tous ensemble, enfin hommes et femmes séparés quand même. Alors il faut vous y préparer. Il n’y a qu’a se dire que c’est comme des douches de salle de sport, mais le petit tabouret en bois et les produits de beauté à disposition en plus!

 

En résumé, on vous conseille vivement de partir explorer le Japon. Que vous soyez campagne ou ville, il y a des choses magnifiques à voir dans tous les cas. Moi j’en retiendrais les couleurs fantastiques de la végétation, le calme des temples aux odeurs d’encens et la folie des mégalopoles.

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Pour retrouver tous nos articles sur le Japon: 
itinéraire, Koyasan, Osaka et Nara
Kyoto, Hiroshima et Miyajima
Kamakura et Tokyo

Pour préparer votre voyage: 
Kanpaï
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