Voyage au Guatemala: le marché de Chichicastenango et la réserve Biotopo del Quetzal

blog voyage guatemala marché de chichicastenango et réserve quetzal

On admire une dernière fois le lac Atitlan et son paysage de volcans avant de monter dans un shuttle pour Chichicastenango. Chaque jeudi et dimanche matin, se déroule dans cette ville le plus grand marché du Guatemala. Sur des kilomètres on peut y découvrir de l’artisanat bien sûr, mais aussi des produits frais et tout ce qui peut être nécessaire à la vie des guatémaltèques comme des cahiers, des lampes torches, etc.

Avec sur le dos nos gros backpacks on se rend à l’Office du Tourisme pour se renseigner sur l’horaire des bus pour notre prochaine destination. Mais surtout, on fait notre plus grand sourire en posant la question d’où laisser nos sacs le temps de parcourir le marché. Et bingo, malgré l’affiche sur la porte, la femme nous propose gentiment de nous les mettre de côté! Et heureusement, car comme on va très vite le voir, se déplacer dans les petites allées bondées avec nos sac aurait transformé la journée en cauchemar.

 

CHICHICASTENANGO: LE PLUS IMPORTANT MARCHE INDIEN DU GUATEMALA

 

C’est donc tout léger que l’on part arpenter les étales. Et encore une fois on est subjugué par les couleurs des vêtements traditionnels qui ici en plus se mêlent aux teintes des fruits et légumes, aux peintures des masques ou aux nuances des hamacs.

 

marché de chichicastenango

scènes de marché à chichicastenango guatemala

Dans ces allées on peut admirer un condensé de l’artisanat guatémaltèque. Et à notre surprise, il n’y a pas que les touristes qui y font leur shopping. Les habitants viennent aussi renouveler leur garde-robe. Ce qui nous permet d’écouter leur conversation, de voir l’argent échangé pour chaque article et de nous faire une bonne idée des prix « normaux ».

Au milieu de toutes ces allées se dresse l’église de Chichicastenango. Sur ces marches se regroupent les marchands de fleurs et leurs bouquets colorés. Mais la fumée de copal nous empêche d’en sentir l’odeur. Devant la porte de l’édifice, un prêtre maya le fait bruler en récitant des paroles incompréhensibles pour nous.

En passant à travers cette même porte, on découvre une scène incroyable. Le long du chemin menant à l’autel, sur plus de 10 mètres, des femmes avancent à genoux en récitant des prières. Certaines sont même en sanglots, le visage marqué par une grimace de douleur. Souffrance physique ou spirituelle? On reste là à se poser la question. Les voyant arriver près de l’autel, on espère déjà pour elles la fin du calvaire. Mais sans même se relever, elles repartent toujours de la même façon, en marche arrière cette fois.

 

artisanat sac à dos en huilpil à chichicastenango

artisanat au marché

église de chichicastenango au guatemala

 

 

DES RITES RELIGIEUX SURPRENANTS

 

Et c’est ensuite dans le magnifique cimetière coloré qu’on assiste à la deuxième scène religieuse intrigante. Sous une sorte de préau, deux hommes ont entassés, en une pyramide stylisée, des hamburgers, des canettes de soda et autres produits types de la junk food. Après une première prière, ils viennent y mettre le feu et se remettent à genou pour continuer leurs incantations.

Sans en être sûrs, on imagine qu’il s’agit d’une offrande, mais à qui? Aux morts comme cela peut se faire au Mexique, ou à Dieu? Ne pouvant pas les déranger pendant ce moment de recueillement, on n’aura malheureusement pas de réponse à notre question.

 

cimetière de chichicastenango

cimetière coloré de chichicastenango

rituel cimetière

 

Après une pause déjeuner, on récupère nos sacs à dos et on commence notre route vers notre prochaine destination, la réserve naturelle du Quetzal, sans savoir à ce moment là qu’on s’apprête à faire le trajet le plus éprouvant du voyage!

 

LE TRAJET DE LA MORT JUSQU’A COBAN

 

On monte d’abord dans un chicken bus direction Santa Cruz del Quiche après avoir laissé nos backpacks se faire jeter sur le toit. Et dans ce bus rempli, sur des routes de montagnes, on découvre qu’ici les virages en épingles à cheveux ne sont apparemment pas une raison pour ralentir. Ben et moi on s’accroche comme on peut pour ne pas tomber à chaque tournant et on garde les yeux fixés sur la route avec la peur de voir nos sacs se faire éjecter du toit.

On est un peu surpris et soulagés d’arriver vivants sans avoir perdus nos sacs. Mais on n’a même pas le temps de souffler qu’on doit vite monter dans le prochain minibus pour Uspantan parce qu’il doit partir de suite. Et lorsqu’on voit qu’on est seulement 3 personnes et qu’on a donc chacun une vraie place, on est sacrément heureux! Mais notre bonheur est de courte durée car quelques mètres plus loin, le van se rempli, au maximum encore une fois. Avant d’attaquer de la piste pendant des heures.

De la piste pleine de trous. Trous qui ne sont pas non plus une raison suffisante pour ralentir. Alors pendant près de 3 heures, on saute sur nos sièges et on tangue. Enfin un peu parce qu’on est tellement serrés que bouger latéralement est compliqué. Et quand on se dit que ça ne pouvait pas être pire, le mini bus s’arrête pour débarquer des passagers et là, une armée de vendeurs se jettent sur nous. Des mains se faufilent par toutes les fenêtres ouvertes, certains montent et se glissent dans le peu d’espace encore disponible. Et tous crient le nom de leur marchandise en essayant de crier plus fort que les autres: « Agua fria, mango, poporopos! ».

On a l’impression de vivre une attaque de zombies dans Walking Dead. Les 44 degrés en plus.

 

UN REPIS DE COURTE DUREE A USPANTAN

 

Le dos en vrac, on arrive enfin à Uspantan, juste à temps pour le dernier bus de la journée qui va jusqu’à Coban. Et enfin on peut profiter de la route! On a chacun une vrai place et un conducteur que l’on qualifiera de normal au vu de nos standards européens. On s’enfonce dans les montagnes et on peut découvrir la vie des locaux par les fenêtres: les enfants qui jouent, des groupes de gens qui bavardent et des habitations très sommaires.

Une fois à Coban, on se met en recherche d’un endroit où passer la nuit. Très fatigués par ce voyage, on n’a pas la force de chercher longtemps. Alors on se rend dans l’auberge conseillée dans notre guide. Le lieu est désert, comme beaucoup d’hôtels qu’on a pu faire, mais surtout on découvre une chambre déprimante. Avec un plafond qui n’est qu’une grande trace de moisissure, des draps tachés, une salle de bain où la douche n’est qu’un mince filet d’eau et le tout même pas pour un bon prix. On se couche en ayant hâte d’être au lendemain et d’oublier ces dernières heures.

 

ON S’OFFRE UN PEU DE LUXE PRES DU BIOTOPO DEL QUETZAL

 

Allez! On se remotive et on oublie la journée d’hier. Après un bon petit déjeuner (pour Ben, car moi je suis malade – et oui, il y a des fois comme ça où la série noire continue), on montre dans un vrai gros bus direction la réserve du Quetzal et surtout direction notre bel hôtel! Oui parce qu’après la journée de la veille, on s’est dit qu’on avait besoin d’un remontant. Alors on a cassé notre tirelire et on a réservé dans un vrai joli lieu, un écolodge en pleine nature.

 

hotel ram tzul biotopo del quetzal

intérieur hotel ram tzul

 

Si avec leurs plantes vertes qui tombent de partout, leurs vitraux et leurs grands braseros, la réception et le restaurant donnent déjà très envie, on ne peut pas s’empêcher de faire « wahou » en découvrant notre chambre! On a l’impression d’être dans une cabane de luxe au milieu de la végétation.

On décide de profiter du lieu plus tard et d’aller spotter du quetzal. Symbole du pays, et aussi unité de monnaie, le quetzal est un oiseau très coloré à la longue queue, déjà adoré du temps des mayas. Et même idolâtré car c’est lui qui a inspiré Quetzacoalt, le dieu serpent à plumes. Il est malheureusement devenu très rare aujourd’hui et les réserves naturelles de la région sont les seuls endroits où on peut encore espérer le voir.

 

A LA RECHERCHE DU QUETZAL

 

Il pleut un peu lorsqu’on quitte l’hotel et le temps d’arriver au Biotopo, la pluie s’est transformée en grosse averse. Après qu’il nous ait expliqué les deux possibilités d’itinéraires, on demande au gardien de la réserve s’il pense que la pluie va cesser et comme il nous répond par la négative, on attaque donc la petite randonnée.

Bon, je ne vais pas faire dans le suspens: nous n’avons pas vu l’ombre d’un quetzal et même pas un seul animal à part deux petits moineaux. Avec tout le bruit fait par la pluie, il était impossible de tendre l’oreille pour écouter des craquements de branches ou des sifflements qui auraient pu nous alerter sur la présence d’animaux. Seules deux jolies cascades ont un peu sauvé la ballade.

 

reserve naturelle biotopo del quetzal

 

Dégoulinants, on rentre se réchauffer à l’hotel. Et bien évidemment, à peine la porte de la chambre passée, l’averse s’arrête. Merci gentil gardien de la réserve pour ton expertise météorologique!

Et là, on fait quelque chose qu’on n’avait pas fait depuis le début du voyage: on se pose enfin. D’abord dans notre mini salon avec vue, espérant toujours voir un quetzal. Et s’il pouvait venir juste devant notre fenêtre faire des petites acrobaties se serait encore mieux. Puis dans le restaurant, au coin du feu, une fois la nuit tombée.

Jusqu’au dernier moment, on profite du confort de l’hotel, en se faisant même porter le petit déjeuner au lit le lendemain matin. Avant de repartir en direction de Lanquin.

 

NOS CONSEILS POUR LE MARCHE DE CHICHICASTENANGO ET LE BIOTOPO DEL QUETZAL


Compter sur l’Office du Tourisme pour garder votre sac pendant la visite du marché, c’est un pari! On a eu de la chance mais ce ne sera peut-être pas votre cas.
Pour payer le juste prix, écouter les locaux acheter aux étales du marché ou repérer les montants échangés
On vous conseille vraiment d’éviter de faire le trajet entre Chichicastenango et Coban en transports locaux!
Même si on a adoré notre hotel là-bas, et qu’on est bien conscient d’avoir eu les pires conditions météo possibles pour la ballade dans la réserve; il n’empêche que faire un détour pour se rendre exprès dans le Biotopo n’est peut-être pas nécessaire. A moins que vous soyez fan d’oiseaux. Ceci-dit, la réserve est sur la route Ciudad de Guatemala/Coban et les bus de la Monja Blanca peuvent vous déposer devant.

 

NOS ADRESSES A CHICHICASTENANGO ET AU BIOTOPO


Malgré son emplacement en plein milieu du marché, le restaurant Casa San Juan est une parenthèse de calme et la nourriture y est très bonne (guacamole incroyable!)
Notre coup de coeur c’est l’Eco-hotel Ram Tzul tout près du Biotopo del Quetzal

 

LES PRIX A CHICHICASTENANGO ET AU BIOTOPO DEL QUETZAL


Shuttle Panajachel à Chichicastenango: 45 GTQ
Trajet Chichicastenango à Santa Cruz del Quiche en chicken bus: 5 GTQ et 30 minutes (à très bon rythme!)
Trajet Santa Cruz del Quiche à Uspantan en shuttle local: 30 GTQ et 2h45
Uspantan à Coban en shuttle local: 30 GTQ et 2h30
Bus de Coban à la Réserve Biotopo del Quetzal: 15 GTQ, 1h15
Hotel à Coban: 110 GTQ – chambre double sans sdb
Hotel Ram-Tzul: 512 GTQ – grande chambre double avec sdb

 

Tu t’imagines déjà partir en voyage à Chichicastenango et au Biotopo del Quetzal au Guatemala et tu ne veux pas perdre nos adresses et conseils? Epingle l’article sur Pinterest!

 

blog voyage guatemala chichicastenango et biotopo del quetzal

 

Les liens des hôtels présents sur cette page sont des liens affiliés. Cela signifie que si vous effectuez une réservation en passant par ce lien, nous percevons une commission.
Pour autant, nous ne vous proposons ces liens que lorsque nous avons réellement été charmés par l’établissement en question.
Vous pourrez constater de vous-même que nous ne posons pas de liens sur tous les hôtels que nous citons, mais seulement ceux que nous conseillons sincèrement.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *