Voyage au Guatemala: le lac Atitlan et les villages alentour

Voyage au Guatemala: le lac Atitlan et les villages alentour

Voyage au Guatemala: le lac Atitlan et les villages alentour

 

A notre réveil, on découvre enfin le lac Atitlan de notre balcon d’hotel. Il a l’air bien beau, entouré de volcans, mais il est caché par pas mal de maisons en construction. Et apprécier la vue avec des parpaings et des barres de métal, ça devient plus compliqué. Mais attention, autant te prévenir de suite, si comme moi, tu te dis lac = plouf dans l’eau, tu seras déçu! Pas de baignade ici. Le lac, il s’apprécie en découvrant les villages qui l’entourent.

Après un petit déj rapide, on prend directement une lancha (bateau) pour Santiago de Atitlan. Et oui, car ce qui fait tout l’intérêt de la région, c’est en fait de découvrir les différents villages qui entourent le lac. Chacun ayant sa petite spécialité artisanale ou historique.

 

lac atitlan au guatemala: lessive et pancarte

 

A peine le pied posé par terre, plusieurs hommes nous accostent pour nous proposer des tours dans la ville ou pour aller voir le Maximon. Et là, notre expérience de routards expérimentés ressort: toujours dire non aux premiers et aller voir plus loin où les prix seront généralement moins élevés. On ignore donc les rabatteurs et quelques mètres plus loin, on tombe sur Pedro, sympathique comme tout, qui nous propose aussi un tour mais en tuktuk cette fois et carte à l’appui il nous montre qu’il sera difficile pour nous de voir tous les points d’intérêt à pied. Alors on dit « Vamos Pedro! On te suit ».

 

PARCOURIR LE VILLAGE DE SANTIAGO DE ATITLAN EN TUKTUK

 

On commence d’abord par mettre à l’épreuve le moteur du petit tuktuk en montant en haut d’une colinette admirer le point de vue depuis un mirador. Tout en profitant du paysage, Pedro nous explique qu’une cité Maya engloutie repose au fond du lac. Il nous conduit ensuite voir un autre point de vue sur les volcans environnants puis sur un mémorial. Le site en soi n’a rien d’extraordinaire mais on y apprend qu’en 1990 le peuple du village s’est gentiment révolté car ils en avaient marre d’être pris en sandwich entre les guérilleros des montagnes et les militaires de la côte. Malheureusement, l’histoire a mal finie car l’armée a tiré sur la foule, tuant 13 personnes.

Puis on se rend à la maison provisoire du Maximon. Maximon comme les glaces? Non, pas Maxibon petit ventre sur pattes! C’est Maximon. Il s’agit en fait d’une ancienne divinité maya que le peuple a continué à honorer, même après l’arrivée des espagnols et du catholicisme. Mais en cachette, en déplaçant sa statue de maison en maison pour qu’on ne le trouve pas. Aujourd’hui c’est devenu un parfait exemple de syncrétisme entre ces deux religions, puisqu’il est aussi associé à la figure de Jesus Christ. Et les guatémaltèques continuent toujours à le changer d’endroit tous les ans. En tant que touristes, il est donc impossible de savoir seuls où le trouver puisqu’il n’a pas de maison fixe.

maximon au lac atitlan

Pedro nous emmène ensuite rencontrer une femme, assise dans un des nombreux magasins d’artisanat de la rue commerçante. Elle porte l’ancienne coiffe traditionnelle: une ceinture de tissu brodée à la main avec la représentation du calendrier maya, enroulée de nombreuse fois sur elle-même. Une pièce artisanale incroyable qui demande des heures de travail! Mais un habit aujourd’hui délaissé par la population, car beaucoup trop cher. Et peut-être pas très pratique non plus?

 

SE PERDRE DANS LES COULEURS DU MARCHE

 

A nouveaux seuls, on se ballade ensuite longuement sur le marché pour admirer les tenues traditionnelles portées par les femmes. Dans la foule, on est ébloui par toutes les couleurs et tous les motifs différents. Car les designs des « huilpiles », ces sortes de blouses entièrement tissées à la main, varient pour chaque région et même chaque village! Les hommes, eux, sont plus souvent habillés à la façon occidentale. Même si l’on en voit encore quelqu’uns en tenue traditionnelle. Aussi une question de prix nous avait dit Pedro: le pantalon masculin tissé coute beaucoup trop cher. On croise alors les doigts pour que la mondialisation s’arrête là et que les jeunes filles perpétuent cette jolie tradition vestimentaire qui participe beaucoup au charme du Guatemala!

 

SANTIAGO DE ATITLAN

SAN JUAN DE LA LAGUNA POUR DECOUVRIR LES TEXTILES COLORES

 

De retour sur San Pedro, on prend un tuktuk pour San Juan de la Laguna cette fois, le village spécialisé dans le tissage. Notre chauffeur nous dépose au sein d’une sorte de coopérative qu’il connaît. On a alors droit à un tour réalisé sans aucun enthousiasme par une femme qui nous explique comment ici le coton est filé à la main. Puis teint de façon naturelle avant d’être tissé sur un métier noué à la ceinture.

 

les villages du lac atitlan: fleurs et artisanat

 

Bon, là, ma petite expérience en artisanat m’a fait tiqué. La vivacité des couleurs présentées et le prix bas des pièces vendues dans la boutique de la coopérative ne collent pas vraiment avec des teintures 100% naturelles. Alors on a insisté, reposé la question pour voir si elle maintenait sa version. Et c’est ce qu’elle a fait. En même temps, c’est le même argument commercial qui s’affiche devant toutes les boutiques. Même si à part les petits coins démo pour touriste, on n’a vu absolument personne en train de réellement teindre des fils. Notre doute restera donc sans réponse.

 

LE VILLAGE DE PANAJACHEL: LA BASE TOURISTIQUE DU LAC ATITLAN

 

Pour profiter au maximum de la région, on pose ensuite nos bagages à Panajachel. Après une traversée du lac, qui ressemble à une caméra cachée pour moi (imagine un bateau de 12, où une seule personne se retrouve trempée des pieds à la tête); on rejoint ce village touristique. Et ce qui saute aux yeux c’est que le lieu est construit pour accueillir des centaines de personnes. Tout le long de la rue principale se suivent des dizaines de boutiques, de restaurants et d’hotels. Et sur le bord d’Atitlan, les « comedores » sur pilotis attendent, vides, la saison haute.

Le soir on se couche encore une fois très tôt. Et ça tombe plutôt bien car le lendemain nous avons rendez-vous aux aurores pour retrouver Gianna de Mercado Global, une marque que nous proposerons très bientôt sur notre e-shop. Comme il y a tant de choses à dire sur cette rencontre, je vous en parlerais dans un article dédié.

 

paysages lac atitlan

 

Après notre visite de la communauté de femmes travaillant pour la marque, on a profité du trajet retour pour s’arrêter faire un petit tour au village de Solola. Juste le temps de quelques pas et d’un déjeuner. En revenant à Panajachel, sur les formidables conseils de notre guide, on entame le trajet à pied jusqu’au village de Santa Catarina Palopo. On nous vend le chemin comme une agréable ballade à faire… Au final on évolue sur une route, coincée entre des « terrains vagues-décharges » d’un côté, et des clotures barbelées de l’autre sans aucune vue sur le lac.
Pourtant on a cherché, on s’est dit qu’à un moment donné, on devrait bien arriver au fameux coin joli… Mais non. Alors après 25 minutes, on a fait demi-tour, en se demandant si les explorateurs du Routard avaient refait ce chemin récemment.

 

A TOUT VOYAGE SES PETITES DECONVENUES

 

De retour à Pana, on commence un peu à tourner en rond. On visite la Galleria et ses peintures qui dépeignent la vie locale. Le tout sans éclairage, car il n’y a plus d’électricité dans la ville depuis le matin. Et l’on s’aventure dans le Musée Lacustre pour occuper notre temps. L’activité est très bien notée sur Trip Advisor alors on y va confiants… Et c’est le deuxième faux bon plan de la journée après la ballade bucolico-ordurière! On se retrouve dans un tout petit truc avec des tas de panneaux à lire. Le tout semblant dater des années 80. Même la salle à l’ambiance marine, montrant les travaux archéologiques menés dans la cité maya engloutie, n’arrivera pas à nous convaincre.

lac atitlan et galeria a panajachel

 

Heureusement, notre soirée sera bien meilleure que l’après-midi. D’abord avec un très bon repas de pupusas, un plat du Salvador qui ressemble à une espèce de crêpe fourrée. Puis avec un super mini-concert au Circus Bar. Et avant de se coucher, on refait nos sacs, prêts à quitter le lac Atitlan le lendemain, pour se diriger vers Chichicastenango.

 

NOS CONSEILS POUR LE LAC ATITLAN


Faites comme nous: pour sentir les différentes ambiances autour du lac allez dormir dans au moins deux villages, un de chaque côté du lac
A part si vous êtes fan d’archéologie marine, le musée lacustre présente peu d’intérêt pour un prix assez élevé
Le tour de San Pedro en tuktuk vous donnera un bon aperçu des points d’intérêts du village
Pour prendre la lancha qui traverse le lac, prévoyez une protection étanche pour votre sac
Si ça colle avec vos dates, essayez de visiter les villages le jour de leur marché respectif
Ici aussi il y a beaucoup d’artisanat. C’est déjà moins cher qu’à Antigua mais on a trouvé encore mieux à Chichicastenango
Les coupures d’électricité autour du lac on l’air d’être normales. Mais est-ce que pour autant on a vu tous les restaurants sortir un générateur pour alimenter leurs frigos? Pas du tout! Devenir végétarien au moins temporairement est peut-être une bonne idée!

 

NOS ADRESSES AU LAC ATITLAN


Restaurant du Salvador Pupuseria Cheros à Panajachel
Circus Bar à Panajachel pour écouter de la musique live

 

LES PRIX AU LAC ATITLAN


Tour en tuktuk à San Pedro: 100 GTQ
Tuktuk au sein d’un même village: 5 GTQ
Tuktuk pour aller au village voisin: 10 GTQ
Hotel El Viajero à Panajachel: 405 GTQ pour deux nuits – chambre double avec sdb

 

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